L'un des points culminants de la campagne électorale d'Emmanuel Macron a été de donner aux Français un régime de retraite uniforme et plus équitable. Nous en savons maintenant plus sur ce nouveau système, qui sera mis en œuvre d'ici 2025. Découvrons ensemble quels en sont les principaux points.

L’application du nouveau régime est prévue pour 2025

Début septembre, Jean-Paul Delevoye a été nommé Haut-Commissaire pour la réforme des retraites. L’ancien ministre de la Fonction publique au gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, fut mandaté par l'Élysée afin de dresser, en concertation avec les partenaires sociaux concernés, les grandes lignes d'un régime de retraite uniforme, conformément aux promesses faites par Emmanuel Macron. La première étape de ce processus consistait à rédiger un rapport soumis au gouvernement le 18 juillet 2019, contenant les principaux éléments de cette nouvelle réforme. Bien entendu, la validation de ce document dépendra essentiellement des résultats du dialogue engagé avec les interlocuteurs socioprofessionnels, qui se poursuivra jusqu'en décembre 2019. L'objectif est d’aboutir à un projet de loi qui sera déposé, selon Gérald Darmalin, ministre des Comptes publics, après les élections municipales de mars 2020, et soumis au vote l'été de la même année. Mais quand est-ce que tout cela sera mis en place ? Pas pour l’instant en tous cas, puisqu’il s’agit d’une réforme progressive dont l’application va être échelonnée entre 2025 et 2040.

Les grandes lignes de la réforme du régime de retraite

Pour plus d'équité, la nouvelle réforme prévoit le remplacement des 42 régimes de retraite existants par un système unifié à points. Ainsi, chaque euro cotisé donnera les mêmes droits aux salariés, qu'ils travaillent dans le secteur public, privé ou en indépendant. Ce principe est actuellement sujet à de fortes contestations émises par les bénéficiaires de régimes spéciaux tels que les salariés de la RATP qui, dans certaines circonstances, sont en mesure de partir en retraite dès l'âge de 52 ans. À ces derniers, le gouvernement Édouard Philippe s'engage à conserver les avantages acquis sous l'ancien régime, en contrepartie d'une cotisation plus importante, qui sera partiellement assumée par l'État ou les entreprises publiques. 

L'autre point d'amélioration concerne l'attribution de points de pension supplémentaires aux employés avec un handicap physique, ou à ceux qui occupent des postes à risque élevé. Le statut parental sera également pris en compte, car après la naissance de chaque enfant, des points supplémentaires seront accordés. Mais ce n'est pas tout ! En effet, le minimum contributif, qui concerne les personnes aux faibles cotisations, passera de 80 à 85 %, de sorte qu'aucune pension de retraite ne puisse être inférieure à 1 000 euros/mois. Évidemment, il est encore très tôt pour évaluer l’impact de la refonte du régime de retraite sur le quotidien des français, notamment ceux qui songent investir dans des secteurs porteurs comme l’immobilier. Les prochains mois nous en diront un peu plus.